Les médecins mettent maintenant en garde sur l’utilisation du paracétamol (Doliprane et Efferalgan)

par TopSante 13 909 views0

Cet article vous a plu ? Faites-le savoir en le partageant:
  • 2.5K
    Partages

Le paracétamol est un antalgique, généralement prescrit en cas de différents types de douleur, céphalées, sensations fébriles ou autres. La plupart des gens prennent ce médicament sans ordonnance, ce qui le rend le 1er sur la liste des médicaments prit en automédication. Malheureusement, la plupart des gens ignorent qu’une prise prolongée de ce médicament à une forte dose, peut s’avérer dangereuse pour la santé, voire mortelle. Voici donc ce que disent les études.

Le paracétamol, c’est quoi?

Le paracétamol généralement commercialisé comme Doliprane, Efferalgan ou autres, est l’antalgique le plus connu à travers le monde. Son avantage est son action rapide, efficace et prolongée, et sa prescription pour les enfants et le sujet jeune aussi.

En France, ce médicament est le plus consommé, avec plus de 20% de vente sans ordonnance. Pourtant, une prise prolongée et régulière de ce médicament surtout à forte dose peut entrainer des risques cardiovasculaires importants, rénaux, et même une grande toxicité hépatique.

Une étude britannique s’est penchée sur la question et a démontré que cet analgésique peut être mortel en publiant un taux de mortalité de 63% chez les patients, n’ayant pas respecté la posologie recommandée et les voies d’administration de ce médicament.

Les risques de toxicité du paracétamol

La prise quotidienne du paracétamol entraine un risque de maladies cardiaques, d’hémorragies digestives ainsi que des problèmes liés au foie et aux reins, sans oublier le risque de mortalité en cas de surdosage. En effet, selon le Professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, le paracétamol est une molécule, traitée par le foie qui la transforme en un métabolite toxique (N-acétyl-p-benzoquinone imine), qui en cas de surdosage peut détruire ses cellules.

Dans le même contexte, une étude menée par des chercheurs écossais et publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology, le surdosage du paracétamol entraine des lésions hépatiques. En France, le paracétamol reste la première cause de greffe hépatique.

Par ailleurs, une étude britannique publiée par la revue Annals of the Rheumatic Diseases, a démontré que le non-respect du dosage admis (3/jour), engendre un risque élevé de toxicité. Toutefois, en dépit de son danger, le paracétamol reste le médicament le plus efficace et qui a moins d’effets secondaires comparé à l’aspirine ou aux AINS. De son côté, le Pr Philippe Even rappelle que tous les médicaments présentent des effets indésirables à long terme et à des doses importantes.

La Food & Drug Administration (FDA), quant à elle, insiste sur la nécessité d’accompagner le médicament du paracétamol, d’avertissements, précisant son danger sur la santé.

Cependant, le paracétamol ainsi que tous les médicaments antidouleur, doivent être pris à une dose faible pendant une période courte afin d’éviter tout risque de toxicité.

Il est par ailleurs, important d’éviter l’association du paracétamol avec l’alcool. En effet, après une consommation excessive de ce médicament, un lendemain de veille, peut s’avérer dangereux pour le foie et développer une insuffisance hépatique aiguë.

Les signes alarmant d’une toxicité au paracétamol

Les symptômes peuvent se manifester après 24 heures d’ingestion du médicament :

  • Nausées
  • Vomissements
  • Anorexie ou manque d’appétit
  • Douleurs abdominales
  • Asthénie ou fatigue
  • Ictère ou teint et téguments jaunes
  • Céphalées et migraines
  • Eruptions cutanées

Que faire en cas d’intoxication à ce médicament ?

Vu que le métabolisme du paracétamol est essentiellement hépatique, le foie reste l’organe le plus touché par cette toxicité. La substance toxique produite suite à ce métabolisme, crée des lésions au niveau du foie en cas de surdosage.

La première mesure d’urgence est de faire vomir la personne intoxiquée si elle est consciente, ensuite, la transférer à l’hôpital le plus proche.

Par ailleurs, Si une personne a une suspicion quant à une intoxication au paracétamol, il est primordial qu’elle soit traitée avant la 10ème heure suivant l’intoxication. Aussi, en cas d’un excès de dosage, une hospitalisation rapide est de rigueur afin de procéder à un lavage de l’appareil digestif et d’établir un diagnostic sur le risque d’intoxication. Un antidote peut être administré en fonction de la gravité du cas, soit par voie orale soit par intraveineuse, pendant 21 heures au minimum, afin de protéger le foie des effets toxiques.




Commentaires

commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>