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Crier sur un enfant endommage son cerveau d’après des études !

par TopSante 5 849 views0

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Élever votre voix ne vous donnera pas la raison. Aussi, utiliser cette méthode comme moyen pédagogique d’éducation peut complètement donner des résultats contrariés. En fait, lorsqu’on se met à crier sur nos enfants, nous reconnaissons que nous avons tous deux perdu le contrôle. Crier est un signe prouvant que la situation est devenue incontrôlable et que nous ne savons pas comment réagir.

Aux États-Unis, ils disent que crier sur les enfants est équivalent à l’utilisation du klaxon en conduisant la voiture et génère généralement les mêmes résultats. De plus, nous ne crierons pas normalement après une réflexion minutieuse et approfondie, nous crierons parce que nous ne savons pas quoi faire.

Les situations qui nous poussent à crier sont variées, mais on voit que l’isolement maternel et l’épuisement nerveux en sont les causes principales. En fait, de nombreux parents reconnaissent que derrière leurs cris, se cache beaucoup de stress et de fatigue. En pratique, ce n’est pas le comportement de l’enfant qui nous mènent à réagir d’une telle façon, mais plutôt notre incapacité à faire face à la situation, probablement parce que nos ressources cognitives et émotionnelles sont épuisées.

Crier affecte le développement psychologique et cérébral des enfants

Une étude menée à l’Université de Pittsburgh a révélé que crier régulièrement sur les enfants, en tant que méthode de discipline, comportait de nombreux risques pour leur développement psychologique, notamment la possibilité de développer un comportement agressif ou, au contraire, trop timide.

Ces psychologues ont analysé 976 familles et leurs enfants pendant deux ans et ont découvert que crier au quotidien dans le cadre d’un style éducatif pouvait permettre de prédire l’apparition de problèmes de comportement chez les adolescents de 13 ans ou de symptômes dépressifs à 14 ans.

En outre, ils ont découvert qu’au lieu de minimiser les problèmes, les cris avaient tendance à aggraver la désobéissance. Ils ont également constaté que le soutien émotionnel et l’amour des parents n’ont pas réduit l’impact psychologique des cris. Cela signifie que la marque laissée par les cris ne peut pas être effacée avec un câlin ou un geste affectueux.

Une autre étude menée par un groupe de psychiatres de la Harvard Medical School a franchi une étape supplémentaire: ses résultats préviennent que les abus verbaux, tels que les hurlements et l’humiliation, peuvent altérer de manière significative et permanente la structure du cerveau des enfants.

Ces chercheurs ont analysé les cerveaux de 51 enfants ayant reçu un traitement psychiatrique et les ont comparés à ceux de 97 enfants en bonne santé. Ils ont donc découvert que l’abandon, les châtiments corporels et les cris entraînaient une réduction significative du corps calleux, une sorte de «câble» constitué de cellules nerveuses reliant les deux hémisphères du cerveau.

Un corps calleux plus petit provoque une intégration plus faible des deux moitiés du cerveau, ce qui peut provoquer des changements dramatiques de l’humeur et de la personnalité. L’étude a également révélé une diminution de l’activité dans certaines parties du cerveau associée aux émotions et à l’attention. Ces enfants avaient un flux sanguin inférieur dans une partie du cerveau appelée vermis cérébelleux, qui est essentiel pour maintenir un bon équilibre émotionnel.

Pourquoi crier cause tant de souffrance aux enfants?

Quand les enfants sont très jeunes, ils ne sont pas capables de faire la différence entre les cris et l’affection. En pratique, ils ne comprennent pas que si les parents élèvent la voix avec eux, cela ne signifie pas qu’ils ne les aiment pas, mais cela peut être que pour souligné ou leur reprocher un mauvais comportement. Ne pas savoir la différence pourrait créer un fort sentiment d’anxiété et de stress. En fait, les chercheurs pensent que les changements dans la structure du cerveau sont dus à la libération excessive de cortisol, l’hormone du stress, au cours des premières années de la vie.

C’est curieux, mais les enfants et les adolescents qui ont grandi dans un environnement où les cris sont un comportement qu’ils subissent quotidiennement, sont deux fois plus susceptibles d’avoir une activité électrique cérébrale anormale. Dans certains cas, cette activité a même été comparée à celle de personnes souffrant d’épilepsie.

Comment arrêter de crier à vos enfants?

  • Admettez que crier est synonyme de perdre le contrôle. Les cris ne sont ni une stratégie éducative ni une discipline, mais un signe que la situation est incontrôlable. Si vous êtes conscient de cette différence, vous pourrez mieux faire face à la situation.
  • Découvrez quelles sont les situations et les moments où vous criez plus. Les chercheurs ont constaté que les parents criaient souvent à un moment de la journée, par exemple au petit-déjeuner, avant d’aller à l’école ou le soir. La localisation de ce schéma vous permettra de découvrir la cause fondamentale de votre comportement, qui est généralement lié aux stress ou fatigue ou quand vous êtes pressés.
  • Prenez votre temps pour vous calmer. Il est important que les parents soient attentifs aux signes indiquant qu’ils perdent le contrôle. Avant de laisser l’émotion prendre le contrôle, prenez une minute pour vous calmer. Respirez profondément et, si nécessaire, quittez la pièce.
  • Diminuez vos attentes. Parfois, la frustration découle de la différence entre les attentes et la réalité. Il est possible que vous soyez frustré parce que vous vous attendez à ce que votre fils s’occupe seul des tâches, par exemple, et cela ne s’est pas produit. Par conséquent, il est parfois pratique de se rappeler qu’il n’est qu’un enfant et qu’il ne fait pas les choses par dépit contre vous, mais qu’il a quand même encore besoin de temps pour mûrir.
  • Ne pas se sentir coupable. Dans tous les cas, vous ne devez pas vous sentir coupable, car se sentir mal ne peut qu’accroître la tension. N’importe qui peut crier de temps en temps, il faut juste s’assurer que cela ne devienne pas la norme. La parentalité n’est pas facile, et vous n’avez pas à prétendre être parfait, assurez-vous de toujours montrer la meilleure partie de vous-même.



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